À propos du thème : l’action climatique
La planète ne discute pas. Elle ne négocie pas. Elle envoie des signaux : montée des eaux, incendies incontrôlables, vagues de chaleur, fonte des glaciers. Nous avions fixé la limite d’une montée des températures à 1,5°C. Nous sommes en train de la dépasser.
Depuis des décennies, des récits climatiques ont été racontés à travers le monde, marqués d’avertissements, objectifs et échéances lointaines. Trop souvent la réponse a été noyée dans le bruit : retard, distraction et déni.
Mais si nous écoutons attentivement, derrière le bruit s’élève un autre signal. Partout sur la Planète, des dynamiques positives s’enracinent. Des panneaux solaires recouvrent les toits. Des éoliennes se dressent à l’horizon. Les villes se réinventent pour les habitants. Les forêts sont replantées.
La Journée mondiale de l’environnement 2026 met l’accent sur le changement climatique. Elle met en lumière les signaux d’alerte que la Planète nous envoie et la manière dont nous y répondons.
La campagne mondiale du PNUE nous invite toutes et tous à passer à l’action et à s’engager dans un monde déjà en mouvement.
La question n’est plus de savoir si le changement viendra, mais comment nous l’accompagnons et à quelle vitesse.
À propos du pays hôte : l'Azerbaïdjan
Le 5 juin 2026, la République d’Azerbaïdjan accueillera à Bakou la célébration internationale de la Journée mondiale de l’environnement. Situé au carrefour de l’Orient et de l’Occident, le long de la Route historique de la soie, l’Azerbaïdjan se distingue par une grande diversité d’écosystèmes.
Le pays s’étend sur deux grandes zones climatiques, subtropicale et tempérée, et compte huit types de climats distincts, allant des forêts subtropicales aux écosystèmes alpins, créant ainsi une riche biodiversité.
Action climatique et croissance verte
L’Azerbaïdjan poursuit une stratégie de transition vers une croissance plus verte et le développement des énergies renouvelables.
Dans le cadre de l’Accord de Paris, le pays s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2035, par rapport aux niveaux de 1990. Il prévoit également d’augmenter la part des énergies renouvelables à 30% d’ici 2030. Plusieurs projets à grande échelle sont en cours, dont une centrale solaire à Garadagh (230 MW) et un parc éolien de Khizi-Absheron (240 MW), ainsi que d’autres projets représentant plus de 1 GW de capacité en développement.
À Bakou, le développement urbain durable progresse grâce à une action concentrée sur plusieurs domaines, comme les bus modernes à faibles ou zéro émission, le développement des infrastructures pour véhicules électriques et à des solutions de ville intelligente.
Les régions du Karabakh et du Zanguezour oriental sont en train de devenir des zones « zéro émission », combinant énergies renouvelables, restauration des écosystèmes et développement post-conflit. Par ailleurs, une meilleure gestion de l’eau et une agriculture adaptée au climat aident aussi les régions les plus touchées par la sécheresse à mieux s’adapter.
Depuis 2019, à travers l’adoption d’un plan d’action dédié, l’Azerbaïdjan a renforcé sa politique environnementale pour réduire l’impact des déchets plastiques sur l’environnement. Grâce à de nouvelles réformes législatives, le pays a interdit l'importation, la production, ainsi que la vente ou la mise à disposition des consommateurs dans les commerces, les établissements de restauration et autres lieux de service, de plastiques à usage unique et de sacs en polyéthylène d'une épaisseur maximale de 15 microns.
Coopération mondiale et héritage de la COP29
En tant que pays hôte de la COP29 pour le climat qui s’est tenue en novembre 2024, l'Azerbaïdjan a contribué à faire progresser l'agenda climatique mondial, obtenant des décisions historiques sur le financement climatique et les marchés du carbone, tout en lançant des initiatives reliant l'action climatique à la biodiversité, à la transition énergétique, à l'eau, à l'agriculture et à l'impact sociétal.
S'appuyant sur cette dynamique, la campagne nationale de l'Azerbaïdjan pour la Journée mondiale de l'environnement 2026 met en lumière les crises planétaires que sont le changement climatique et la dégradation des écosystèmes, ainsi que leur interdépendance et leurs impacts sur les populations et la nature. Sous le thème « Inspiré par la nature. Pour le climat. Pour notre avenir », ces initiatives soulignent l’importance fondamentale de la nature et de nos écosystèmes naturels : ils sont au cœur de la résilience climatique et de notre avenir commun.
De plus, l'Azerbaïdjan renforcera encore sa contribution à l'agenda mondial sur l’environnement et le climat en accueillant, cette année, une série d'autres événements majeurs. Parmi ceux-ci figurent la 13ème session du Forum urbain mondial (WUF13) en mai, organisée en partenariat avec ONU-Habitat ; la troisième réunion informelle des chefs de délégation de la CCNUCC à Shamakhi en juillet ; et la Semaine de l'action pour le climat de la CCNUCC à Bakou en septembre.
Nature, biodiversité et restauration
L’Azerbaïdjan a réalisé des progrès importants dans la protection de son patrimoine naturel. Plus de 10% du territoire national est désormais protégé, notamment grâce à l’expansion des parcs nationaux et des réserves naturelles. Un succès marquant concerne la protection des forêts hyrcaniennes, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui font partie des écosystèmes les plus anciens de la planète, avec plus de 3000 espèces végétales ainsi qu’une faune variée. Les écosystèmes marins et côtiers, en particulier en mer Caspienne, la plus grande étendue d’eau enclavée au monde, bénéficient également de mesures de protection à travers des réserves et des programmes de conservation, alors même que la région fait face à une baisse alarmante du niveau des eaux. Des projets de réintroduction d'espèces contribuent par ailleurs à la restauration des écosystèmes et renforcent la résilience de la biodiversité.
